Allegretto. Pourtant rien de moins incertain.
Aucun autre final n’est autant assuré.
Nous marchons vers l’encor simulant l’inconscience,
emplissant d’illusions nos instants un à un.
Nous protégeons nos chants, signons des héritages.
Nous portons nos regards vers les architectures,
érigeant nos maisons en pyramides neuves
nous nous prenons chacun pour un Toutankhamon.
Nous coiffons de lauriers nos têtes victorieuses
à chaque maladie que la science a vaincue.
Et la joie dans les yeux nous accueillons superbes
les bourgeons de chair fraîche et pleins de dents de lait.
A chaque patte d’oie de la suite des jours
nous nous félicitons d’éviter le cul-de-sac.
Nous vivons et vivons et vivons et vivons ;
sifflotant les échos d’une fugue de Bach.
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