samedi 21 juin 2025

Summertime

 

Et tandis que loin de ta peau 

ma peau

s’abreuve aux contes de fées,

loin de tes doigts mes doigts

dessinent

dans l’air moite les mots

que la muse censure.


Ainsi le corps au coeur de l’été 

transpire

sans que l’âme ne prenne ombrage,

et la fièvre qui monte réveille 

complice

les interdits qu’en avril la pudeur 

ensommeille.


Fussé-je peintre ! On brûlerait 

en place publique 

mes gravures lubriques.

Poète je peux, sans les dire 

ni te nommer,

dessiner sur ma peau les outrages

que je te destine 

allant droit à l’endroit 

de l’envers de mes rimes.



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