Et tandis que loin de ta peau
ma peau
s’abreuve aux contes de fées,
loin de tes doigts mes doigts
dessinent
dans l’air moite les mots
que la muse censure.
Ainsi le corps au coeur de l’été
transpire
sans que l’âme ne prenne ombrage,
et la fièvre qui monte réveille
complice
les interdits qu’en avril la pudeur
ensommeille.
Fussé-je peintre ! On brûlerait
en place publique
mes gravures lubriques.
Poète je peux, sans les dire
ni te nommer,
dessiner sur ma peau les outrages
que je te destine
allant droit à l’endroit
de l’envers de mes rimes.
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