J’ai voulu mettre aux enchères
mon coeur
Par malheur il faudrait
prendre le lot :
Prendre le corps qui le soutient
tant bien que mal
Prendre la tête abîmée
de trop de rêves
Prendre les yeux fatigués
de trop d’étoiles
Prendre l’âme encore alerte
fidèle aux anges.
Le comissaire briseur
d’illusions
M’a renvoyé sans ménagement
de l’hôtel des ventes.
Et je traîne dans la rue,
d’un pas de sénateur,
me surprenant à croire encore
à la colombe,
m’émerveillant à la lumière
d’un rire d’enfant,
et chantonnant une prière
rose et battante.
Moi? Vendre mon cœur ?
Je l’offre !
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